L'expression du tigre face au moucheron

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Sur un plateau où passé et futur, opulence et effondrement, savoir et ignorance s'entrechoquent, 12 acteurs, espèce en voie de disparition, ouvrent au public leur laboratoire expérimental.
Leur hypothèse : les humains sont des vivants parmi les autres. Leur terrain de recherche : comment l'agression et l'entraide structurent les comportements sociaux pour le meilleur.
Et pour le pire.

À la fois chercheurs et cobayes de leurs propres expériences, ils guident un public d'aventuriers dans l'observation minutieuse de ce monde cruel et drôle.

Écrit et joué par Renata Antonante, Domenico Castaldo, Laure Catherin, Silvia Gallerano, Maëlle Gozlan, Daria Lippi, Slimane Majdi, Thomas Nucci, Juliette Salmon, Elise Servières, Alice Vannier, Gaëtan Vettier

Avec des textes de Charles Darwin, Konrad Lorenz, Maurice Maeterlinck, Piotr Kropotkine...

Lumières Laurence Halloy
Scénographie Cécile Léna
Régie Sophie Muriot
Son Juliette Salmon
Collaboration à la mise en scène Juliette Salmon, Thomas Nucci
Mise en scène Daria Lippi

Avec l'apport créatif de : Baptiste Brisseault, Ophélie Trichard, Hector Manuel, Leslie Bernard, Lou Rousselet

CRÉATION AU NEST, CDN DE THIONVILLE, LES 5 / 6 / 7 / 8 MARS 2020 

Jeudi 5 mars 20h (bus Metz-Thionville à 19h devant l’Arsenal)
Vendredi 6 mars 20h
Samedi 7 mars 19h
Dimanche 8 mars 15h

Une co-production RESET— Compagnie Daria Lippi / FAA / NEST, CDN transfrontalier de Thionville
La création est soutenue par la DRAC Grand Est, la Région Grand Est et le Conseil Départemental de la Moselle, ainsi que par la Fondation Carasso.

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C’est du théâtre ou c’est de la danse ? questionne avec ironie une des figures de L’Expression du tigre face au moucheron. Ou peut-être un laboratoire scientifique ? La création de L’Expression du tigre face au moucheron trouve ses racines dans une recherche pluri-annuelle qui réunit éthologues, neuroscientifiques et une équipe internationale de 12 acteurs. Aujourd’hui c'est une pièce de théâtre-danse survoltée.

 

 

Un spectacle qui voyage entre poésie, humour et violence. Corps, texte, jeu et chant se partagent la scène et l’acteur est au centre : observant, analysant et mesurant, observé, analysé, mesuré, il est à la fois le chercheur et l’espèce animale rare que la pièce propose d’approcher. L’empathie et l’agression, deux fonctionnements communs à toutes les espaces sociales, sont le support théorique de l’imaginaire et du travail de plateau. La violence est pensée et portée à la scène comme élément structurel des rapports sociaux tant dans le monde animal qu’humain, et c’est par le décalage et le rire, de façon plus créative que didactique, que les acteurs-chercheurs partagent au public ce que la science nous apprend des comportements animaux et humains ou des fonctionnements du cerveau. C’est encore l’acteur, le groupe d’acteurs par son travail collectif, qui garde le public actif et le guide de surprise en surprise. Chacun des quatre actes est construit comme un univers en soi que le public est invité à venir voir de près. Par le jeu et l’itinérance qui modifie sans cesse le regard, ce spectacle n’a de cesse de questionner le rapport acteur/acteur, acteur/homme, homme/animal, acteur/spectateur de façon ludique et prégnante. Tous – acteurs et spectateurs – sont ainsi invités à s’observer eux-mêmes dans ce théâtre devenu laboratoire spectaculaire.

Les limites de la connaissance humaine, quel que soit le domaine, offrent un immense intérêt, intérêt d’autant plus grand peut-être que rien, ou presque rien, ne les sépare du royaume de l’imagination. Charles Darwin